Écrire pour exister, exister pour écrire

J’écris depuis mon plus jeune âge. C’est mon enseignante de CE2 qui m’a donné la passion de la littérature. Elle était stricte, juste, et lorsqu’elle abandonnait le fil classique du cours pour nous lire des histoires, elle avait ce don unique de me transporter dans ces mondes. Elle était passionnée et m’a transmis sa passion de la langue, de la lecture, des mots.

À force de lectures, je me suis lancée de manière maladroite, comme une enfant peut le faire. J’ai tout d’abord noirci des feuilles de manière aléatoire, sans but précis. Je me suis par la suite essayée au journal intime mais j’avoue ne pas avoir été à l’aise avec cette forme d’écriture. Au collège, j’écrivais mes idées et ressentis dans mes agendas. Après la lecture du livre Le rêve d’Émile Zola, j’ai entrepris d’écrire mon premier roman. L’adolescence, les doutes, le sentiment d’être perdue face à tout ce qui impliquait la construction d’une œuvre m’ont destabiliséé. J’ai donc abandonné le projet. Avec du recul, je me dis que j’aurais dû demander de l’aide. Mais j’étais trop timorée à l’époque. J’ai cependant continué à écrire de courts textes. Je lisais, encore, toujours. Cela m’a tout naturellement, pour moi, mené à l’écriture de prose poétique au lycée.

Après le lycée, j’ai quitté ma chère île natale afin de poursuivre mes études en Métropole. Je me suis tellement laissé griser par le nouveau monde à découvrir que j’ai à nouveau négligé l’écriture, au profit d’une lecture encore plus vorace des œuvres que je découvrais. J’ai poursuivi mon cursus littéraire, continué à affiner mes goûts de lectrice.

Mes débuts dans la « vie active » ne m’ont guère laissé du temps pour me remettre à l’écriture. Il a fallu attendre des années pour que le besoin latent devienne plus que pressant. J’ai entamé mon premier roman mais, suite à des soucis personnels, j’ai dû m’arrêter. La pause de quelques mois s’est mue en un arrêt de plusieurs années durant lesquels je me suis pleinement consacré aux miens, aux autres. J’ai cependant vainement tenté quelque reprise plusieurs fois, mais sans succès. J’aurais dû tenté davantage, mais la vie ne doit pas se nourrir de regrets.

J’ai repris réellement l’écriture de romans il y a quatre ans. L’envie était viscérale, au point d’en éprouver un mal-être quand je n’écrivais pas. Plus qu’une envie, plus qu’une passion : écrire est un besoin vital.📚📜🖋

Audrey Eden

© Audrey Eden Tous droits réservés. Écrits protégés.

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